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Les Diablogues ne se résument pas à une suite de sketches comiques.

Au cœur de l'œuvre résonne le dialogue de deux figures désincarnées, êtres interchangeables qui n'ont ni passé, ni psychologie, ni épaisseur sociale. Ils n'existent que par et pour la parole.


Le langage ne sert plus à communiquer, mais à combler le silence, à ériger des remparts de mots contre le vide de l'existence.

Les points de suspension, les interruptions et les silences y sont aussi importants que le texte écrit.

En montrant l’incapacité chronique de ses personnages à s'entendre, Dubillard souligne la fragilité de nos propres certitudes. 

Le rire qu’il suscite n’est jamais cruel, mais teinté d’une tendre mélancolie : c'est le rire de l’homme face au miroir de sa propre absurdité.

L'AUTEUR

Dramaturge, poète et comédien, Roland Dubillard est une figure majeure du théâtre de l'absurde, souvent comparé à Beckett ou Ionesco pour son exploration métaphysique du langage.

 

Diplômé en philosophie, musicien, son œuvre théâtrale s'impose avec des pièces comme Naïves Hirondelles (1961) et La Maison d'os (1962), où l'humour lunaire côtoie une profonde mélancolie, puis Les Diablogues (1975) lui vaudront un Molière en 2008.

 

Parallèlement à l'écriture de nouvelles (Olga ma vache) et de poèmes, il mène une riche carrière d'acteur au cinéma (chez Mocky, Resnais, Deville ou Leconte).

© 2025 Marguerite de Savières Compagnie Théâtrale.

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